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Genevois Informatique
Infogérance

Le serveur de la PME : placard, Proxmox ou cloud

NAS qui fait tout, Windows jamais patché, hyperviseur sans doc : avant d'acheter du fer ou du cloud, on cartographie les rôles, la sauvegarde et la supervision.

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Serveur d'entreprise, baie et machines virtuelles

Le serveur de la PME tient souvent dans un placard, sous l'escalier, ou dans un « local informatique » qui sert aussi de réserve de papier. Il fait fichier, parfois compta, parfois la messagerie d'il y a dix ans, parfois une machine virtuelle oubliée. Quand il tombe, tout le monde s'en souvient. Avant, personne ne savait vraiment ce qu'il hébergeait.

La question n'est pas « faut-il du cloud ». C'est : quel rôle pour quelle machine, avec quelle sauvegarde, quelle supervision. Physique, virtualisation Proxmox ou instance cloud : les trois existent. Les trois se gèrent. Les trois se râtissent si personne n'a le schéma.

Le tour du propriétaire, avant d'acheter

Nous croisons encore, dans le Bassin Genevois :

  • Un NAS Synology qui fait à la fois fichiers, caméras, sauvegarde et parfois machine virtuelle. Tout sur le même boîtier, le même disque, le même mot de passe admin.
  • Un vrai serveur Windows jamais patché, licence OEM, sauvegarde « vers lui-même ».
  • Un Proxmox bricolé un week-end, sans documentation, dont la seule personne qui savait est partie.
  • Un petit cloud (OVH, Infomaniak, AWS) collé à côté, sans lien avec le reste, facturé en silence.

Le dirigeant entend « il faut virtualiser » ou « il faut migrer ». Le profil technique entend : charge CPU, RAID, onduleur, snapshots, restauration d'Active Directory. Les deux ont raison de se parler avant le devis matériel.

Un serveur, ce n'est pas un PC de plus. C'est un point de défaillance. S'il porte les dossiers clients, il a droit à une copie hors de lui-même, testée, et à une sonde qui prévient avant que le disque meure un vendredi.

Physique, Proxmox, cloud : une grille simple

Serveur physique (Windows Server ou Linux) : clair quand une application métier refuse la virtualisation, ou quand le volume disque local et la latence l'imposent. Contrepartie : une machine, une panne. L'onduleur, le RAID, la garantie constructeur ne sont pas optionnels.

Proxmox (KVM) : plusieurs machines virtuelles sur un ou deux hôtes. Utile dès que vous avez fichier + un petit ERP + un Windows de recette. Snapshot avant mise à jour. Restauration d'une VM, pas de tout le fer. Contrepartie : il faut savoir l'exploiter. Un cluster mal câblé n'est pas plus sûr qu'un tour unique.

Cloud : bon pour ce qui doit vivre hors des locaux (site, relais, PRA). Mauvais comme réponse magique à un placard trop chaud. La latence, le coût, la résidence des données se discutent. Voir aussi notre article sur la facture cloud.

Nous posons souvent un mix : fichiers et AD proches des utilisateurs (Genevois, déplacements), copies et certains services plus loin. Pas de dogme.

Serveur, machines virtuelles et baie
Serveur, machines virtuelles et baie

Ce que nous posons avec la machine

Installer n'est pas exploiter. La gestion de serveurs chez nous, c'est Zabbix (sondes, alertes), sauvegarde avant de vous rendre les clés, plan de mise à jour hors production, compte admin séparé. Windows, Linux, ou les deux, une seule supervision.

Le contrat d'infogérance part de 120 HT par mois. Un serveur métier entre dans le dimensionnement. L'urgence hors contrat, si la machine est déjà à terre, est à 230 HT de l'heure. Reconstruire un AD sans copie propre prend le week-end. L'avoir testé une fois dans l'année coûte moins cher.

Nous n'inventons pas un taux de panne. Nous disons ce que nous voyons : disques saturés, logs qui remplissent la partition système, onduleur jamais testé, hyperviseur sans sauvegarde de configuration.

Comment nous procédons

  1. Cartographie : quels services, quelles dépendances, quelle RTO (délai de reprise) vous acceptez.
  2. Cible : rester sur le fer, virtualiser, ou déplacer un rôle vers le cloud.
  3. Installation, supervision, première restauration documentée.

Cas type : un NAS de huit baies à Saint-Julien-en-Genevois. Fichiers, caméras, Time Machine, une VM Windows « pour l'ancien logiciel », snapshots jamais testés. Un disque lâche. Le RAID tient, mais la VM était sur le volume saturé, et la copie « cloud » n'avait jamais fini. On sépare alors : fichiers d'un côté, hyperviseur de l'autre, copie hors boîtier. Plus cher qu'un disque de plus. Moins cher qu'une semaine d'arrêt.

Si votre « serveur » est un NAS qui fait tout, parlons-en. Nous vous disons s'il tient encore, ou s'il faut séparer fichier, sauvegarde et applications avant le prochain incident.

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